Le vin, entre science, culture et poésie sensorielle
La dégustation, surtout dans les terres bordelaises, s’apparente à une partition subtile où chaque dégustateur compose à sa façon. L’aveugle enseigne la pureté des sens, l’informée ouvre la porte de l’imaginaire, du récit, de l’histoire enfouie dans une parcelle de graves ou d’argile. Chacune d’elles éclaire différemment la reconnaissance aromatique et bâtit, surtout, un pont solide entre science et émotion.
Dans un monde où la connaissance circule avec une rapidité inédite, il demeure précieux de se laisser, parfois, surprendre par la vérité d’un verre inconnu, ou au contraire, de retrouver le fil d’une histoire dans le parfum d’un grand millésime révélé. La richesse de la dégustation bordelaise, c’est sans doute ce subtil va-et-vient entre l’ombre et la lumière, entre le secret du chai et l’évidence d’un nom inscrit sur l’étiquette.
Sources : Brochet F. & Dubourdieu D. (2001) ; WSET (2017), INRA Bordeaux, UC Davis, Journal of Wine Economics (2013), Morrot et al. (2001), témoignages de vignerons bordelais.