L’art de la dégustation : valoriser chaque étape
Le regard : scruter, contempler
Prendre le verre par la tige, le porter à hauteur d’yeux, incliner légèrement sur fond blanc pour observer la robe et ses nuances, ses reflets parfois grenat profond ou paille doré. À Bordeaux, on accorde beaucoup à ce premier regard, souvent en silence, avant que ne vienne le bouillonnement des arômes.
Le nez : capturer l’âme du vin
Le mouvement circulaire est permis par la prise basse sur la tige – un geste qui fait partie de la chorégraphie codifiée à Bordeaux. C’est à ce moment que s’opère la magie : l’oxygénation vient réveiller les bouquets, révéler les notes cachées, du cèdre à la truffe, en passant par la violette ou le cassis, parfois marqueurs d’un terroir précis (source : Union des Grands Crus de Bordeaux).
La bouche : la finale d’un rituel
On ne boit pas, on goûte, on savoure une petite gorgée, et l’on fait voyager le vin, sur la langue, contre le palais, avant de le recracher – geste de maîtrise lors des dégustations officielles. Les professionnels, même devant le plus rare des millésimes, recrachent, pour préserver lucidité et palais au fil de la dégustation (source : Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux).